SYNOPSIS
Regarder et écouter la ville, à contretemps. 24 heures de prise de vue et
de son en continu, à rebours des vies réglées selon la norme sociale
salariée. En métro, à pied, en bus, en taxi, dans le sens de la marche ou à
contre-courant, de jour comme de nuit.
Court-métrage constitué d'images fixes et de son direct, SANS SOMMEIL se
présente comme un parcours visuel et sonore dans Paris, échantillon
subjectif d'un cycle de 24 heures fait d'accélérations, de pauses, de
silences. Qu'elle traverse un marché exubérant ou un interminable couloir
souterrain, qu'elle plonge dans la foule ou s'égare dans le désert nocturne
de la ville endormie, la réalisatrice tente de déchiffrer le langage crié
de la ville, de s'extraire du chaos subi pour en dévoiler la poésie
secrète.
De dix heures du matin jusqu'à dix heures le lendemain, sans
sommeil.
MOT DE LA RÉALISATRICE
"
Nous entrons et sortons du
travail en même temps, allons au cinéma au même moment, au parc, faire nos courses, selon un horaire établi et inflexible.
L'idée de SANS SOMMEIL est née du besoin de m'extraire de ce moule rythmique imposé par la ville, pour pouvoir l'observer, le figer, le comprendre
pour ne pas en souffrir. J'ai souhaité voir et montrer Paris sans dormir pendant l'un de ses cycles répétitifs, à contretemps ou simplement avec un oeil extérieur."
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